Miroirs, mes beaux miroirs


La première image est tirée d'un plan de "Dead weight", 3ème épisode hautement psychanalytique de la première saison de Columbo : Un général en retraite, héros des guerres coloniales américaines, tue (habillé d'un peignoir de bain), à l'aide de son pistolet fétiche, un colonel de l'armée avant qu'une inspection ne découvre leurs liens privilégiés dans le cadre de transactions irrégulières dans le commerce d'armes. Une femme, accompagnée de sa mère sur-protectrice, faisant du bateau, l'a vu du large accomplir son geste : celui-ci profite de sa fragilité psychologique (divorcée, elle passe son temps à modeler des visages) pour flirter avec elle afin qu'elle revienne sur ses déclarations. L'arme du crime fait partie des nombreux objets ayant appartenu au général et dont celui-ci a fait don au musée militaire local : elle est donc exhibée aux yeux de tous telle une "lettre volée" et c'est cette fierté de l'assassin à vouloir tout montrer qui le perd ainsi que le souligne le lieutenant dont-on-ne-voit-jamais-la-femme. La jeune femme travaille dans un jardin d'enfants qui fait également ofice de mini-zoo (d'où ce plan). A la toute fin de cet épisode, Columbo la console, un bras posé sur son épaule, en lui disant que même dans la police, on peut avoir jusqu'à six enfants et vivre heureux.
La deuxième image montre également des boys californiens : elle fait partie d'une série de photos utilisées pour illustrer le plus célèbre recueil de chansons pop où se conjuguent la peur (de devenir) des adultes, les traumas adolescents et les voix de l'enfance.


2 commentaires:
C'est le principe de tous les Colombos, le criminel se croit toujours trop malin (et supérieur au commissaire) et finit par se dénoncer lui-même comme si au final, il voulait être arrêté, afin qu'on sache quel génie du crime, il était.
On trouve chez Poe, une histoire simillaire, un homme ne peut pas s'empêcher d'avouer après avoir gardé le silence pendant des années, il ne supporte pas de n'être pas admiré .
Oui, le criminel se croit très malin et supérieur au lieutenant Colombo justement parce que celui-là est d'un milieu populaire alors que le personnage du/de la criminel(le) est toujours "upper class" : contrairement à eux (qui ont "tout"), Columbo n'a que sa tête pour les contrer.
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