samedi 1 juillet 2006

Fan(atique) de / Au pied, la balle

Souvenez-vous, la dernière grande mode chez les éditorialistes qui, récemment, étaient prêts à mourir pour un "oui" au traité de constitution giscardien qui allait instaurer la libre concurrence non faussée dans l'espace géographique de l'Union européenne (je shématise un peu), c'était de gloser sur le déclin de la France. Beau sujet, ce déclin-de-la-France.

Or, à l'instant où je tape ces lignes, après un certain nombre de minutes de balle au pied, l'un des joueurs de l'équipe de France (les mêmes qui, il y a à peine une semaine, étaient bons à jeter aux lions d'une arène romaine) a poussé un ballon de cuir fabriqué par des enfants payés au lance-pierres (petit le lance-pierres) dans les buts de l'équipe brésilienne. Etant donné le bruit que cela déclenche dans un quartier du XXème arrondissement parisien d'ordinaire si paisible - une espèce de Semaine de la haine orwelienne concentrée en une première soirée de juillet -, je vous le dis comme je le pense : j'ai mal à mon Brésil.

Si c'est comme ça, je préferais vraiment retourner en 84 :

2 commentaires:

it had to be you a dit…

un ami de Hollande disait des français qu'ils étaient chauvins, tu n'es pas français?

Rom a dit…

Si.
Non, finalement, peut-être pas...