A la recherche du temps perdu
"Et d’ailleurs, dîtes moi un peu : qui choisit (pour autant qu’on choisisse) d’exercer un métier en vue du bien commun ou de la satisfaction des besoins du “corps social” ? C’est pousser un peu loin le contrat social que d’accepter non seulement la diminution de la sphère de nos égoismes (ou de nos libertés), mais aussi d’occuper un emploi au seul prétexte que le corps social en aurait besoin, de devenir maçon parce que la France a besoin de maçons. Nous ne sommes pas, loin de là, dans la situation finale du communisme en acte de Marx, où chacun s’emploie au bien commun, dans la coïncidence de son désir personnel et des besoins du corps social (moi, dans la société idéale de Marx, ça ne me gènerait pas de fabriquer des chaussures de temps en temps, ou de faire du pain ou d’enseigner la philosophie, mais il n’y a dans ce monde là d’autre salaire que l’amour, et nous n’en sommes pas là, nous en sommes immensément loin)."
(On manque de bras dans le bâtiment, Dana Hilliot)


1 commentaire:
Dans les faits, pourtant, c'est ce qu'il se passe, t'en connais beaucoup qui exercent l'activité de leur rêve? je ne suis pas dans la coïncidence de mon désir personnel et des besoins du corps social. Foutu fric.
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