Films coupés en deux
"Moi, cette idée de Nouvelle Vague, ça me gênait parce que c'était comme une marque qui avait été lancée par des journalistes. Après, on allait nous le servir à toutes les sauces, les nouveaux intellectuels, etc. mais le pouvoir avec De Gaulle, lui, il n'était pas nouveau, il était toujours là. Ca le légitimait en quelque sorte. Non, ce qui nous rassemblait vraiment, c'était qu'on en avait assez de ces films que nous on appelait des "barres obliques" : lorsqu'on regardait le générique de ces films, il y avait par exemple untel présente Jean Gabin "barre oblique" Michèle Morgan, sur un scénario de untel "barre oblique" machin... On se demandait "mais qui a voulu faire ce film ? Les acteurs, les scénaristes, le producteur ?" On ne savait pas et on pouvait même se demander si quelqu'un avait vraiment voulu le faire finalement..."
(Claude Chabrol dans la série Empreintes ; je cite de mémoire)
Edit :
Ma mémoire a transformé (un peu) le début de ses propos (transcription d'un extrait ici) :
Sinon, on peut voir le documentaire ici.
(Claude Chabrol dans la série Empreintes ; je cite de mémoire)
Edit :
Ma mémoire a transformé (un peu) le début de ses propos (transcription d'un extrait ici) :
"Le Beau Serge est mon premier long-métrage, et a été le premier film à officialiser la Nouvelle Vague. Cette notion ne me plaisait pas parce que c'était opposer les uns aux autres. D'ailleurs, je me souviens avoir écrit dans Les Cahiers du cinéma, au Festival de Cannes, en 1958, un article qui se terminait par "il n'y a pas de vague, il n'y a que la mer"… C'était énervant, la Nouvelle Vague, d'autant plus qu'on sentait la récupération politique arriver à plein nez, parce que c’était aussi la naissance de la Ve République."
Sinon, on peut voir le documentaire ici.


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