dimanche 24 février 2008

The Sound of Today


Depuis que j'ai, par hasard, désactivé une fonction appelée "DSG" sur ma chaîne hi-fi, je redécouvre chaque disque, sans cette espèce d'emphase des fréquences basses.

Pour le jazz et autres musiques des années 50-60 (notamment ce coffret Miles Davis Quintet de 1956 acquis à la sueur de mes doigts de webmaster dilettante), c'est l'idéal. Pour la décennie suivante, c'est très étrange : sur la compil' The Early Years de Roxy Music, on entend beaucoup mieux l'harmonie vocale qui restait un peu diminuée jusque-là - ce qui est perdu en dynamique est gagné en mélodie. Avec Stage de Bowie, on a un son plus sec - oserais-je écrire "plus cocaïné" ? - qui me fait regretter d'avoir pensé un temps m'en séparer.

Le mieux, c'est avec les enregistrements des années 80 dont les sorties en CD ont été bâclées dans les années 90 : uns fois compressée en mp3, on se rend vite compte que la version démo de "Airwaves" de Thomas Dolby (sur From Brussels With Love) est 1000 fois plus belle que celle de son 1er album.

Ajoutons à cela le fait d'avoir revu un ami cher vendredi soir ; un rêve étrange la nuit dernière à base d'Etat américain du Washington, de compagnie faussée à un groupe de personnes dans une maison de la presse, de rencontre de Samir dans ce même Etat (était-ce à Seattle ? Impossible de savoir...) à qui j'ai dû décrire la situation politique actuelle de la France ; et un dimanche après-midi passé à faire de la cuisine malgré un état de fatigue avancé, on pourrait presque penser que c'est une période heureuse.

Cet après-midi, dans mon livre Chantal Akerman par Chantal Akerman, je remarquai pour la première fois une photo non légendée : les néons d'une semaine new-yorkaise des Cahiers des Cinéma en 1976 dans quelque theatre. Juste en dessous, un Serge Daney moustachu - dont je relis en ce moment même pas mal de textes - on peut y voir un signe mais lequel ?

(Tout bien réfléchi, la canicule dominicale y est peut-être pour beaucoup).

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