jeudi 4 août 2005

"...Liberty Valance" : règle de trois

(Un autre trio)

Dans ce beau film de John Ford, on a un trio de bad guys (Lee Marvin et son costume d'opérette, un Lee Van Cleef taiseux et Strother Martin en psychopathe lâche), un trio d'"hommes" (John Wayne, Woody Strode et James Stewart) et un trio de pochetrons : Andy Devine en shériff peureux qui se réfugie dans la goinfrerie, Ken Murray en médecin soulard et, last but not least, Edmond O'Brien en rédac'chef que l'alcoolisme transforme en acteur shakespearien de génie. Après sa tirade pastiche du monologue d'Hamlet et son dialogue avec l'un de ses accolytes (la jarre d'alcool comptant comme un troisième larron), il est laissé pour mort par Liberty Valance et ses deux complices, lesquels cassent tout dans les locaux du journal avant d'en exploser la vitrine... sur laquelle ne restent que trois (3) lettres : S, E et R. Soit "être" (ou ne pas être) en espagnol dans cette ville située, on s'en doute, non loin du Mexique.

The Man Who Shot Liberty Valance : à voir et à revoir au Reflet Médicis, un cinéma qui aime le cinéma.

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