Sin embargo
En faisant le tour de mes nombreux booksmarks, je retombe sur le blog Eight dayz a week, je vois que je serais bien incapable de respecter sa contrainte. En revoyant cette semaine le très langien (Jack plutôt que Fritz) Le Goût des autres, je me rends compte si je devais parler de tous ces films vus avec un chouïa d'objectivité, cela me serait impossible. Dans ma mémoire restent scotchés :
- La Cienaga de Lucrecia Martel : regardé une deuxième fois, reste très beau : les enfants tentent d'élever les adultes et se retrouvent bien souvent obligés de prendre leur rôle - le petit garçon de la scène finale tentant lui aussi - en vain - de s'élever au sens propre comme au sens figuré ;
- Voyage en famille de Pablo Tapero : vu en partie d'un oeil distrait mais qui mériterait sûrement une seconde vision dans le genre intemporel (histoire venue du Moyen-Age dans l'Argentine de la fin du XXème siècle) ;
- Les 30 minutes sans dialogues de Du Rififi chez les hommes (Jules Dassin).
Pendant ce temps, à l'occasion de la mort d'un vieil acteur français qui n'a plus fait grand-chose de valable après les années 80, on entend le nouveau propriétaire des Cahiers du cinéma vanter à la radio "le cinéma populaire de qualité, celui des (...) Yves Boisset, Pierre Granier-Defferre (...)" et là , on se dit qu'il y a vraiment un problème. Le goût des autres (Bacri-Jaoui, Frodon) n'est pas le mien, j'en ai bien peur. Un peu l'impression d'être derrière la vitre, à les regarder "penser" tout en me réjouissant de ne pas être avec eux.


3 commentaires:
Un brin élitiste le rom. Quand bien même Cienaga (?) ou Voyage en famille (?) passeraient à la tv, encore eût-t-il fallu que le peuple ait été éduqué dans ce sens. Les scores des films arte / tf1 sont éloquents.
Là où je ne te rejoins pas, c'est quand tu stigmatises le cinéma populaire. Ne penses-tu pas que comme pour tout film "intello", le cinéma populaire peut antant être médiocre que de qualité?
Qu'est-ce que tu appelles le cinéma populaire ? Qu'est-ce qu'un film "intello" ?
à chacun ses critères;
en gros, à choisir entre India Song et la grande vadrouille, je choisis le dernier. J'ai une définition très subjective du film intello. Il ne s'offre pas facilement, j'aime ça, en revanche je suis totalement hermétique aux effets de style ennuyeux. Plans fixes durant des plombes. Glose. Nombrilisme...
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