vendredi 24 mars 2006

I predict a riot / le goût de la beauté

Depuis que les rues du quartier dans lequel je travaille sont simultanément vides puis pleines, puis barrées - avec de véritables camions anti-émeutes tapis derrière, un peu comme au Chili dans les années 80, oui -, puis opportunément mises à sac en certains endroits (si la-France-a-peur, la-France va continuer à réclamer de la-lutte-contre-l'insécurité), bref depuis que les Vème et VIème arrondissements tremble sur leurs fondements, j'ai l'immense regret de ne plus croiser la silhouette un peu de guingois de Maurice Sherer dans la rue Royer Collard (de la hauteur de laquelle le marcheur peut apercevoir la lointaine tour Eiffel).

Plusieurs fois, je me suis dit que j'allais l'aborder comme un vulgaire fan d'une quelconque chanteuse de variétés pour lui dire à quel point Les Nuits de la pleine lune est un beau et grand film, qu'il est un des rares à avoir su filmer Paris telle qu'elle est : une ville où l'on préfère vivre un peu moins riche plutôt que d'aller habiter, banni, sa périphérie.

3 commentaires:

tita67 a dit…

C'est le film de Rohmer que je préfère :)

Anonyme a dit…

Je suis bannie depuis quelques années, c'est pas mal non plu, vous devriez essayer.

Rom a dit…

J'ai essayé pendant 25 ans.