jeudi 2 mars 2006

John Fahey : Deux ou trois choses que je sais de lui

Au milieu des années 80, John Fahey entreprend une psychanalyse : celle-ci lui permet d’éclaircir cette fascination / répulsion qu’il entretient depuis toujours avec les tortues et autres reptiles.

En 1959, il décroche un job de nuit dans une station service à Langley Park, Maryland. C’est le poste idéal pour observer la vie des paumés et des alcooliques qui déambulent dans le seul endroit ouvert de cette ville rurale après que le soleil s’est couché. C’est aussi un matériau intéressant pour enregistrer son premier album, Blind Joe Death, lorsqu’on est un fondu de blues primitif, passion qu’il a commencé d’assouvir depuis quelques années en allant sonner aux portes d’habitants de maisons retirées du Deep South et acheter pour quelques dollars des 78 tours de musique de colère et de désespoir.

(la suite)

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